Comment échapper au syndrome de l’imposteur ?

Vous savez, je crois que je ne connais pas une seule personne qui n’en souffre pas, du syndrome de l’imposteur. Cette sensation terrible de ne pas être légitime, alors même qu’on se sait capable de relever le défi qui nous est proposé…

Dans ma vie, je l’ai rencontré souvent sur mon chemin… Par exemple, à chaque fois que j’ai cherché un nouvel emploi, et que j’acceptais un travail qui ne correspondait pas exactement à mes compétences. Ou aussi à tous les moments durant lesquels j’ai dû prendre la parole devant un public pour parler d’un sujet, même si je le maitrisais à la perfection…

Et puis enfin, et surtout, je crois que je n’ai jamais autant souffert du syndrome de l’imposteur que depuis que je suis entrepreneur… parce que chaque nouveau client est un nouveau défi, et que le positionnement d’expert dans son domaine, nécessaire pour qu’on vous fasse confiance, n’est pas toujours simple à afficher ou à assumer.

Heureusement, j’ai réussi progressivement à me soigner : aujourd’hui, mon syndrome de l’imposteur s’est vraiment atténué. Et c’est indispensable pour pouvoir commencer à être vraiment créatif ! Nous qui vivons de nos idées, nous devons être sûrs de notre capacité à en avoir, et avoir confiance en leur pertinence.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment j’ai réussi à faire des compromis avec moi-même et à assumer ma légitimité !

Syndrome de l’imposteur : travail, travail, et encore travail… Seul le travail te sauvera…

Ça peut sembler bête, mais la première chose qui m’a vraiment aidé, c’est le travail. Quand je ne me sens pas légitime sur un sujet, et bien je le bosse comme un dingue.

Je lis les livres sur la thématique, je cherche sur internet toutes les ressources disponibles, et surtout, afin de structurer ma pensée, j’écris : écrire sur un sujet vis-à-vis duquel on ne se sent pas légitime a la vertu de vous le faire retranscrire dans vos propres mots, de vous le faire intégrer. Et l’écriture est le seul média qui permet cette intégration.

C’est pour cela, d’ailleurs, que j’aime autant les blogs : c’est le meilleur espace pour MONTRER, mais aussi pour TRAVAILLER son expertise !

Syndrome de l’imposteur : accepter de se lancer, malgré tout !

J’ai connu tellement de personnes qui passaient à côté d’opportunités incroyables, qui disaient non aux cadeaux de la vie, parce qu’elles ne se sentaient pas légitimes…

Personnellement, lorsque je ne me sens pas légitime, j’ai pris l’habitude de faire des paris avec moi-même : je me défie, met même quelque-chose en jeu, un truc à gagner, et je fonce parce que j’ai un objectif, à savoir battre cette partie de moi-même qui refuse obstinément d’avancer.

En faisant un pari, je prends de la distance avec cette part qui ne se sent pas capable, et je me trouve à déployer des trésors d’ingéniosité et de créativité pour lui prouver qu’elle a tort, qu’elle doit accepter d’avancer avec moi.

Syndrome de l’imposteur : fêtez vos victoires !

Quand on souffre du syndrome de l’imposteur, on a tendance à minimiser ses réussites… Et de fait, on les minimise également à nos propres yeux.

Au contraire, acceptez de fêter vos victoires, et en grandes pompes s’il vous plait ! offrez-vous quelque-chose dont vous rêvez depuis longtemps, quelque-chose qui vous valorise, qui vous fasse vous sentir bien.

Par exemple, il y a six ans de cela, lorsque j’ai décroché mon tout premier contrat, et que j’ai reçu la gratitude de mon client pour le travail accompli, je me suis payé le Mac de mes rêves. Ça peut sembler con et matérialiste, mais ça m’a aidé à être fier de ce que j’étais capable de réaliser.

Syndrome de l’imposteur : travaillez sur votre WHY !

travailler sur son WHY, c’est certainement la meilleure manière de retrouver la confiance en soi. Posez-vous les bonnes questions :

  • Qu’est-ce qui vous rend unique ?
  • C’est quoi, votre super pouvoir, c’est à dire votre plus grande compétence ?
  • Est-ce que votre travail vous permet de développer vos talents ?
  • Êtes-vous fier de votre travail ?
  • Qu’est-ce que j’ai réussi jusqu’à présent ?

Si vous avez du mal à répondre à ces questions, n’hésitez pas à vous faire accompagner : il existe d’excellents consultants et coachs qui vous permettront de verbaliser vos réponses, comme par exemple Stéphane Briot avec lequel j’échange régulièrement sur ces problématiques.

Quoi qu’il en soit, sachez que le syndrome de l’imposteur est tout sauf une fatalité, et que le regarder en face, c’est déjà entrer dans une démarche pour le dépasser.

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